Ca fait longtemps que je ne m'étais plus retrouvée aussi énervée.... Ce matin, je prenais gentiment (encore ! je deviens beaucoup trop gentille, moi !) mon petit-déjeuner en grande salle. Il y avait déjà pas mal d'élèves et de professeurs, dont Binns, notre cher et décédé enseignant, qui avait décédé de lire la rubrique Potins de la Gazette. Mal lui en a pris. Il a trouvé en première page un article un peu (beaucoup passionnément plutôt) idiot déplorant le vide de ses cours d'Histoire de la Magie et le coma qui prenait tous ses élèves après une dizaine de minutes d'écoute plus ou moins attentive. Il n'a pas du tout, mais alors là pas du tout apprécié.
Il s'est mis à vociférer des imprécations au plafond, sur la honte de publier de telles choses (environ trois fois de suite), l'ignominie de telles paroles, l'opprobre de l'auteur, et une nouvelle couche de honte sur tout cela... Le plus singulier était que notre pâle professeur était devenu noir de rage sous le coup !
Moi et les élèves (et les professeurs présents également, je pense) observions ce changement de teinte avec intérêt, sans émettre le moindre son pour ne pas perdre une miette de la quasi-résurrection de notre professeur. Je crois bien avoir entendu quelques uns marmonner « Qu'est-ce que c'est que ce Binns ?? »
Sur ces entrefaits, Vepees a fait son apparition. Evidemment, il était fou de joie de voir son confrère ectoplasme à ce point enragé. Il en a profité pour l'exciter d'avantage en braillant des inepties et en renversant au passage tous les bols des élèves sur eux-mêmes, sinon ça n'aurait pas été drôle. Il m'a même fait l'honneur de jeter personnellement sur ma robe mon bol de chocolat. J'ai heureusement utilisé un sort de Récurvite avant de me faire ébouillanter. Légèrement agaçée, je lui ai adressé de la main un signe témoignant du peu de respect que je lui portais (j'ai même choqué plus d'un élève ainsi).
Le professeur Binns, toujours hors de lui (ce qui est un pléonasme pour un fantôme), nous a hurlé à moi et Meredith Adonorès (qui se débattait de son côté avec l'autre petite horreur) de nous calmer. J'aurais pu me renfrogner dans mon siège en broutant mes molaires (pourquoi s'en prendre à nous ? qu'avait-on fait à part se défendre ?), mais il a ajouté, toujours en hurlant, qu'il se demandait bien comment le professeur Dumbledore avait pu me donner mon insigne de préfète.
Cette fois, c'en était plus que je ne pouvais entendre. Je me suis levée, quasiment au garde à vous, et ai marché directement vers la table des enseignants. Plantée devant lui, j'ai commencé à lui beugler en plein nez que si le directeur m'avait accordé ce statut, c'était qu'il m'en croyait bien digne, que personnellement, j'étais apparue trois fois dans les Potins, en faisais-je une syncope ?? J'ai conclu en beauté en lui rugissant carrément de ne plus jamais s'en prendre à mon insigne.
Avant toute riposte, j'ai tourné les talons et me suis dirigée vers la sortie, me drapant dans ma dignité. Je le savais bien, j'avais vraiment exagéré, et la sanction allait être sanglante : on ne beugle pas au nez des profs, je devrais pourtant le savoir !
Il s'est mis à vociférer des imprécations au plafond, sur la honte de publier de telles choses (environ trois fois de suite), l'ignominie de telles paroles, l'opprobre de l'auteur, et une nouvelle couche de honte sur tout cela... Le plus singulier était que notre pâle professeur était devenu noir de rage sous le coup !
Moi et les élèves (et les professeurs présents également, je pense) observions ce changement de teinte avec intérêt, sans émettre le moindre son pour ne pas perdre une miette de la quasi-résurrection de notre professeur. Je crois bien avoir entendu quelques uns marmonner « Qu'est-ce que c'est que ce Binns ?? »
Sur ces entrefaits, Vepees a fait son apparition. Evidemment, il était fou de joie de voir son confrère ectoplasme à ce point enragé. Il en a profité pour l'exciter d'avantage en braillant des inepties et en renversant au passage tous les bols des élèves sur eux-mêmes, sinon ça n'aurait pas été drôle. Il m'a même fait l'honneur de jeter personnellement sur ma robe mon bol de chocolat. J'ai heureusement utilisé un sort de Récurvite avant de me faire ébouillanter. Légèrement agaçée, je lui ai adressé de la main un signe témoignant du peu de respect que je lui portais (j'ai même choqué plus d'un élève ainsi).
Le professeur Binns, toujours hors de lui (ce qui est un pléonasme pour un fantôme), nous a hurlé à moi et Meredith Adonorès (qui se débattait de son côté avec l'autre petite horreur) de nous calmer. J'aurais pu me renfrogner dans mon siège en broutant mes molaires (pourquoi s'en prendre à nous ? qu'avait-on fait à part se défendre ?), mais il a ajouté, toujours en hurlant, qu'il se demandait bien comment le professeur Dumbledore avait pu me donner mon insigne de préfète.
Cette fois, c'en était plus que je ne pouvais entendre. Je me suis levée, quasiment au garde à vous, et ai marché directement vers la table des enseignants. Plantée devant lui, j'ai commencé à lui beugler en plein nez que si le directeur m'avait accordé ce statut, c'était qu'il m'en croyait bien digne, que personnellement, j'étais apparue trois fois dans les Potins, en faisais-je une syncope ?? J'ai conclu en beauté en lui rugissant carrément de ne plus jamais s'en prendre à mon insigne.
Avant toute riposte, j'ai tourné les talons et me suis dirigée vers la sortie, me drapant dans ma dignité. Je le savais bien, j'avais vraiment exagéré, et la sanction allait être sanglante : on ne beugle pas au nez des profs, je devrais pourtant le savoir !



