9 avril 1976

9 avril 1976
Ca fait longtemps que je ne m'étais plus retrouvée aussi énervée.... Ce matin, je prenais gentiment (encore ! je deviens beaucoup trop gentille, moi !) mon petit-déjeuner en grande salle. Il y avait déjà pas mal d'élèves et de professeurs, dont Binns, notre cher et décédé enseignant, qui avait décédé de lire la rubrique Potins de la Gazette. Mal lui en a pris. Il a trouvé en première page un article un peu (beaucoup passionnément plutôt) idiot déplorant le vide de ses cours d'Histoire de la Magie et le coma qui prenait tous ses élèves après une dizaine de minutes d'écoute plus ou moins attentive. Il n'a pas du tout, mais alors là pas du tout apprécié.

Il s'est mis à vociférer des imprécations au plafond, sur la honte de publier de telles choses (environ trois fois de suite), l'ignominie de telles paroles, l'opprobre de l'auteur, et une nouvelle couche de honte sur tout cela... Le plus singulier était que notre pâle professeur était devenu noir de rage sous le coup !

Moi et les élèves (et les professeurs présents également, je pense) observions ce changement de teinte avec intérêt, sans émettre le moindre son pour ne pas perdre une miette de la quasi-résurrection de notre professeur. Je crois bien avoir entendu quelques uns marmonner « Qu'est-ce que c'est que ce Binns ?? »

Sur ces entrefaits, Vepees a fait son apparition. Evidemment, il était fou de joie de voir son confrère ectoplasme à ce point enragé. Il en a profité pour l'exciter d'avantage en braillant des inepties et en renversant au passage tous les bols des élèves sur eux-mêmes, sinon ça n'aurait pas été drôle. Il m'a même fait l'honneur de jeter personnellement sur ma robe mon bol de chocolat. J'ai heureusement utilisé un sort de Récurvite avant de me faire ébouillanter. Légèrement agaçée, je lui ai adressé de la main un signe témoignant du peu de respect que je lui portais (j'ai même choqué plus d'un élève ainsi).

Le professeur Binns, toujours hors de lui (ce qui est un pléonasme pour un fantôme), nous a hurlé à moi et Meredith Adonorès (qui se débattait de son côté avec l'autre petite horreur) de nous calmer. J'aurais pu me renfrogner dans mon siège en broutant mes molaires (pourquoi s'en prendre à nous ? qu'avait-on fait à part se défendre ?), mais il a ajouté, toujours en hurlant, qu'il se demandait bien comment le professeur Dumbledore avait pu me donner mon insigne de préfète.

Cette fois, c'en était plus que je ne pouvais entendre. Je me suis levée, quasiment au garde à vous, et ai marché directement vers la table des enseignants. Plantée devant lui, j'ai commencé à lui beugler en plein nez que si le directeur m'avait accordé ce statut, c'était qu'il m'en croyait bien digne, que personnellement, j'étais apparue trois fois dans les Potins, en faisais-je une syncope ?? J'ai conclu en beauté en lui rugissant carrément de ne plus jamais s'en prendre à mon insigne.

Avant toute riposte, j'ai tourné les talons et me suis dirigée vers la sortie, me drapant dans ma dignité. Je le savais bien, j'avais vraiment exagéré, et la sanction allait être sanglante : on ne beugle pas au nez des profs, je devrais pourtant le savoir !

# Posté le mardi 25 avril 2006 06:42

10 avril 1977

10 avril 1977
Ca devait arriver, même si c'était la dernière chose que j'accepte. Une inondation d'origine inconnue a envahi les quartiers Serpentards. Ils ont dû s'installer pour un temps chez les Gryffondors. Vous imaginez ça ? Vous faire accueillir par votre rival de toujours. Je les plaignais sincèrement en espérant secrètement qu'un tel incident n'arrive jamais à Serdaigle. Eh bien voila, comme dit : ça devait arriver... et c'est arrivé. Les eaux ont monté et ont délogé les Poufsouffle de leur terrier. Les gentils et serviables Serdaigles ont bien sûr été mis à contribution et nous avons dû redécorer notre salle commune. Comment ça « aigrie » ? Hé ho, j'aimerais bien vous y voir ! Imaginez que vous vous apprêtez à faire une bonne sieste digestive dans votre petit nid douillet et que toute une maison de Poudlard, piaillante, chahutante, gloussante, grouillante... y fasse irruption. Comment ça « égoïste » ? Oh pardon, c'est vrai : les pauuuuuuvres ! Ca doit être mon côté Laya-sauvage qui ressort. Je ne suis pas prêteuse, c'est là mon moindre défaut.
Ce soir, j'étais donc en train de ruminer un début de migraine avec tous ces couinements quand j'ai expédié aux 36 diables un petit imbécile qui avait eu le front de monopoliser mon fauteuil du coin de l'âtre. Je veux bien faire la préfète modèle, compréhensive, hôtesse d'accueil, animatrice pour bas âge.... Mais n'exagérons rien, vous me connaissez !
Une réflexion acerbe sur mon humeur me fit lever les yeux à côté de moi. J'ai reconnu Miss Meredith Adonores, Poufsouffle de son état, que j'avais déjà croisé dans un coin de cachot inondé. J'avais pour le moment retenu d'elle des colères monstre et inexplicables à l'égard de mes verts amis et une conversation un peu plus élaborée que certain de ses jeunes confrères. Attention, je le répète, je ne me fie pas aux préjugés inter-maisons... mais certains s'identifient tellement à ceux-ci que toute ma bonne volonté n'est plus suffisante.
Nous avons agréablement devisé au coin du feu, elle a réussi à me dérider un tant soit peu, et, ma migraine ayant fondu aux flammes, je lui ai esquissé un pas de danse. Mérédith a vite su comment me prendre dans le sens du poil : des compliments béats sur mon expression corporelle, et voila que j'acceptais de lui apprendre des bases de valse. Pour ma part, j'étais tout de même assez contente de réviser les rudiments.
Après un petit court riche en émotions, nous nous sommes à nouveau assises pour nous reposer. Sans crier gare, notre conversation a repris un tour litigieux : les Serpentards ont-ils une âme ? Rapidement, le ton est monté... enfin, de son côté à elle. Pour ma part, j'étais d'un calme olympien... à un tel point que j'en devenais même agaçante à mes propres yeux. Dans toute dispute, je tente de comprendre le point de vue de l'autre. Et ce que j'ai compris m'a rendu perplexe sur Mérédith : elle ne les aime pas pour ce qu'ils représentent, mais ne veux sous aucun prétexte chercher à les connaître pour réviser son jugement.
Je me sentais de plus en plus mal. Depuis que je suis à Poudlard, ma sensibilité s'est développée et je prenais ses propos d'une manière de plus en plus personnelle. Après tout, je suis réputée pour mes affinités vertes. Parfois même, les professeurs ont placé mes notes dans la partie Serpentard de leurs registres. Sur un autre plan, je n'ai pas encore signalé que Mérédith est très belle : un visage d'ange boudeur, des cheveux blond vénitien, une manière de se mouvoir aristocratique... Et quand elle se met en colère, le tout est démultiplié. Moi qui n'ai, en ce moment, pas grande confiance en moi, je me sentais rabaissée au 36è dessous : cet ange de feu voulait à tout prix me prouver qu'elle avait raison... et je me sentais comme le vilain petit canard qui persiste dans sa mauvaise foi. Elle a finalement remarqué ma mine sombre a l'a prise comme un reproche. Non Mérédith, ce n'est pas ça : tu as le droit de tenir à tes opinions... mais écoute celle des autres. Mes amis Serpentard, mon amour Serpentard, mes histoires Serpentard... qu'ais-je d'autre à part tout cela ? Et toi, tu les lapides comme le pire fléau du monde... Plus j'y pensais, plus je réfléchissais. Ma vie était donc vide à ce point ? Qui pourrait encore vouloir de moi ? Puisque lui ne me voulait plus.... C'est là que Mérédith m'a dit une des choses les plus gentilles et les plus magnifiques qu'on m'ait dites depuis longtemps :
« Tu vois, Laya, t'es comme ce qui brûle dans la cheminée. Tu es du feu. Tu es magnifique, mais tu brûles les doigts. On voudrait te capturer pour nous réchauffer le coeur en permanence mais tu es indomptable. C'est pour ça, peut-être, que les garçons n'osent pas te parler. Mais moi je pense qu'en plus d'être sublime, tu es très intelligente et intéressante. Tu as une belle tête bien pleine et de la conversation, ce n'est pas donné à tout le monde! »
Ce genre de choses me donne toujours envie de déballer les tréfonds de mon âme. Ce qui n'a pas raté : Severus me manquait, la peur de ne plus jamais être aimée, de finir seule avec mon ironie... Tout ce qui me taraudait depuis des semaines. Mérédith m'a consolée comme elle a pu. Mais maintenant que j'ai exhumé mes peurs, je crains qu'elles ne gravitent autour de moi encore un certain temps...

# Posté le mercredi 24 mai 2006 08:59

17 avril 1977

17 avril 1977
Il est indéniable que j'ai changé depuis mon arrivée dans cette école. J'ai mûri tout en gardant ma sale personnalité, grande fierté à mes yeux. Ca doit être cet état de conscience qui rend les autres plus confiants à mon égard. Rien qu'en début de semaine, j'ai appris les bases du tango à Dragy. Au beau milieu des toilettes des filles. Bah quoi, qui est-ce que ça dérangeait ? Nous avons également eu une conversation à c½ur ouvert où elle m'a dit tout le bien qu'elle pensait de moi. Dire qu'il y a quelques années encore, j'aurais toujours pu batailler pour obtenir de telles confidences...
Rien qu'aujourd'hui, j'en ai à nouveau eu la preuve. Dans les escaliers, Lily est venue me rattraper hors d'haleine. Elle voulait s'entretenir avec moi d'un sujet de la plus haute importance. En effet, le point du jour s'avérait brûlant : Potter. Elle m'a avoué qu'elle était partie sur un nouveau pied avec lui, et qu'il s'était montré plus mature, raisonnable... et que du coup, elle commençait à considérer leurs relations sous un autre angle. Ainsi, elle requerrait mon avis pour se forger le sien. J'avoue que j'ai été pour le moins surprise. Bien sûr, de la nouvelle (Potter raisonnable ? Pourquoi pas Lucius bonne s½ur ?), mais surtout de la valeur qu'elle accordait à mon jugement. C'était bien la première fois que ça m'arrivait. Ne sachant trop que dire, je l'ai d'avantage exhortée à faire ce qu'elle estimait être juste de son côté. Mais puisqu'elle me demandait mon avis, autant lui donner. Je lui ai dit qu'il valait mieux avoir d'avantage d'amis que d'ennemis et que si jamais il recommençait à faire sa tête à claques, une simple remarque de la part de la sublime rousse le remettrait dans le droit chemin. Après coup, je me suis étonnée de prêcher un tel message de tolérance et de respect. Mais après réflexion, je ne vois toujours pas ce que j'aurais pu dire d'autre, vu que j'étais réellement sincère. Ca doit être ce genre de détails qui m'ont remisée à Serdaigle et non en une prairie plus... verte ?

# Posté le samedi 27 mai 2006 12:03

26 avril 1977

26 avril 1977
En début d'après-midi, j'étais occupée en salle d'études à de nobles tâches. A savoir, croquer Bélisaire en oubliant que le reste du monde tournait. Oh Bélisaire ? C'est ce petit rat noir et blanc que j'ai recueilli lors d'un cours de Métamorphose. Au lieu de se faire transformer en calice par Potter (ou plutôt en rat-lice, vu les compétence douteuses que je lui prête), il a jugé opportun de s'échapper de sa paillasse à l'occasion d'un pugilat qui a opposé le bigleux débraillé à mon ami Lucius. N'ayant jamais eu d'animal de compagnie, je l'ai recueilli, baptisé Bélisaire et effectué son éducation. Maintenant, il peut se promener en toute liberté dans tout Poudlard, mais accourra toujours à mon appel. Il aime beaucoup se tenir en équilibre sur mon épaule pendant que je lui fais découvrir mon monde. Mais revenons à nos ratons...
Je peaufinais tranquillement les détails de son pelage quand une ombre est venue obscurcir mon tableau. Quelqu'un me cachait délibérément la lumière des vitraux en se tenant immobile devant moi. Sans lever les yeux, je lui ai ordonné de s'ôter de mon soleil, ordre qu'il s'est empressé d'ignorer. Alors seulement j'ai daigné élever mon regard vers cette nouvelle icône, tellement imbue de son importance qu'elle en était inconsciente du danger de me considérer à la légère.
Garçon. Environ mon âge. Rouquin. Traits fins et précis, sur peau pâle. Aristocrate vu son port. Voilà les principaux points que j'ai retenus de lui, tandis que je le fixais de manière appuyée dans les yeux. Cette méthode, gênante pour nous autre occidentaux, me permet de mettre mal à l'aise mon interlocuteur et de le faire fuir plus ou moins rapidement. Ici hélas, ça a été moins que plus. Lui me rendait la pareille, tandis que je sentais doucement ma soupape de sécurité (la sienne, de sécurité) lâcher.
Notre bras de fer oculaire a pris fin quand il s'est décidé à émettre un léger rictus et s'écarter légèrement, tout en me demandant si on ne s'était pas déjà rencontrés. Sur mon ton le plus charmant (glacial), je réfutais en précisant que si ça avait été le cas, je l'aurais déjà égorgé. A ce point, j'avais repris mon dessin et le considérait à nouveau comme faisant partie des meubles. Or, il s'installa le plus tranquillement du monde juste à côté de moi en me demandant le plus poliment du monde si je pouvais lui passer tous mes cours depuis janvier. Estomaquée devant le front d'une telle franchise, j'ai commencé à minauder gentiment en lui passant ma pochette... de caricatures de Bélisaire. Il s'attendait vraiment à ce que ça marche avec moi ? Ce petit prétentieux m'avait passé l'envie de dessiner, aussi j'ai commencé à caresser Bélisaire. J'ai alors remarqué à ce moment un très net spasme nasal qui, pendant deux secondes, l'avait transformé en Narcissa. D'humeur naturellement joueuse, je lui ai tendu mon charmant rongeur sous les yeux en laissant entendre qu'il serait ravi de parcourir ses épaules, voir plus.... J'avais vu juste : il a bondi de sa chaise en me proférant les pires menaces. Après lui avoir dûment répondu, j'ai renvoyé mon animal et me suis replongée dans mes esquisses.
De son côté, il avait eu la présence d'esprit de s'installer plus loin... beaucoup plus loin de moi. Mais le danger de se frotter à moi est surtout que j'ai toujours les gens à l'esprit après coup. J'ai commencé à le dessiner d'où j'étais tandis qu'il grignotait une pomme. Une version de croquer propre à chacun... Moi, je m'amusais bien dans mon ébauche. J'ai un peu étoffé pour illustrer une bonne allégorie : lui avec sa pomme, et j'ai rajouté adossée à lui, une autre jeune fille, le regard tourné vers lui avec un sourire énigmatique, un serpent enroulé au poignet. La touche finale aurait été de donner un visage connu à cette demoiselle, mais je n'avais pas idée de qui.
J'en étais à ce point de mes réflexions quand je vis qu'il avait remarqué mon regard moqueur et m'en demandais la raison. J'ai vite fait disparaître la feuille et lui ai répondu avec mon charme habituel : insolente, irritante... et souriante. Nous avons jouté quelques minutes quand j'ai décrété l'heure de prendre congés.
Le plus royalement du monde, je me suis dirigée vers la sortie, prenant soin de le bousculer au passage, quand il m'a violemment saisi l'épaule et s'est emparé de mon dessin en me disant des tas de compliments dont je m'ignorais capable (pas coopérative, insolente, désagréable...). Tant d'honneurs m'auraient fait rougir s'il avait continué, mais je ne lui en ai pas laissé le temps. Un coup de pattes pour reprendre mon feuillet... et un autre sur la joue pour le remercier de cette si merveilleuse rencontre. Traits fins et crispés de colère sur peau pâle... agrémentée maintenant de trois griffures rouges sanglantes. Avant qu'il ait trouvé quelque chose d'intelligent à dire ou faire, j'étais déjà partie.
Je compte bien savoir qui est ce garçon. Mine de rien, je suis contente d'avoir pu me défouler un peu. Et puis, si je commençais à me faire trop d'amis, cela aurait été suspect. A mes yeux en premier lieu....

# Posté le lundi 29 mai 2006 10:49

27 avril 1977

27 avril 1977
Cet après-midi, j'étais en train de m'amuser à faire le joueur de flûte de Hamelin. Vous ne connaissez pas ce conte moldu ? Un jeune flûtiste débarrasse une ville de tous ses rats en les charmant avec sa musique et en les entraînant dans une rivière. Ayant Bélisaire sous la main, j'avais ensorcelé mon flûtiau pour jouer une gigue irlandaise et dansais joyeusement, tandis que mon petit compagnon sautillait autour de moi.
Quand soudain, je me suis trouvée nez à nez... enfin, nez à ventre plutôt... avec la réincarnation humaine du yéti. Le connaissant de réputation, j'ai de suite identifié la montagne velue devant moi comme étant Hagrid, garde-chasse de Poudlard et demi-géant de sa condition. Il s'est extasié devant Bélisaire mais est resté... comment dire... légèrement désappointé à mes gentilles remarques spirituelles. Ainsi, si vous le rencontrez, je vous préviens : pensez à adapter votre langage : Hagrid est un monstre d'amitié, un gros nounours débordant d'affection... mais ce n'est pas vraiment une flèche. Mais je savais tout de même qu'il était entièrement dévoué à la cause animale, donc, je lui ai proposé de lui montrer mon petit rat pour avoir un état des lieux d'un professionnel. Pour ce faire, il m'a invitée à prendre un thé avec lui dans sa cabane.
Une fois entrée, j'ai fait une connaissance spontanée et baveuse avec son chien Crockdur et nous nous sommes installés pour deviser. Sachez qu'une partie de thé avec lui relève de la haute voltige : avec une tasse d'environ la taille d'un seau, j'ai manqué de m'ébouillanter, tout en m'étant au préalable brisé une ou deux molaires avec ses biscuits « certifiés fruits des bois et faits mains ». Chemin faisant dans notre conversation, je lui ai proposé de le portraiturer avec son immense et dégoulinant canidé. Il en avait presque les larmes aux yeux. Le dessin lui a beaucoup plu. Quand à moi, vu que l'heure avançait, j'ai vite pris congés en lui promettant une autre visite. Bien sûr, je tiendrai ma parole ! Ca me fera un entraînement pour dessiner toutes sortes de bestioles, et ça lui fait tellement plaisir de pouvoir décorer un peu sa cabane. Et enfin, rien ne vaut le plaisir de sa compagnie...

# Posté le jeudi 01 juin 2006 06:26