20 février 1977

20 février 1977
J'ai croisé Evan cet après-midi. Ca faisait un petit bout de temps que je ne l'avais pas vu. J'ai du réactualiser sa base de données : séparation « momentanée » d'avec Severus, insigne de shérif... heu préfète sur ma robe, enfin tout ca. Nous avons très longuement parlé du dossier Severus. A la longue, je m'y fais sans m'y faire. Et surtout, je me suis rendue compte que, comme Serpentard a gagné pour février la coupe inter-maisons, ils donneront un bal. Il y a encore quelques semaines, j'étais toute frétillante : Severus allait m'y inviter ! Mais là, je me rongeais les ongles. Ce bal, je tiens vraiment à y être. Voir les Serpentards dans leur habitat naturel, voila qui n'est pas donné au commun des mortels. De plus ma robe est prête et sublime, j'ai envie de danser en couple et zut enfin ! Etant Serdaigle, je ne pourrais pas entrer dans le sein des saints sans garde du corps vert à mes côtés.
Etrangement, Evan m'a proposé de l'accompagner. Et étrangement, j'ai accepté. Le petit plus était le plan qu'il m'exposa : il tenait à recoller les morceaux entre Severus et moi. Et donc, le rendre jaloux en apparaissant à mes côtés devant lui. Ainsi, il faudra que nous ayons l'air intimes, sans que je lui fiche mon poing dans ses possibilités de future descendance pour un bisou sur les lèvres, la main, ou une paluche qui trainerait un peu trop sur mes hanches. D'après lui et un théorème infaillible connu de lui seul, Severus fera tout pour me reconquérir. Je ne sais pas trop, je n'y crois qu'à moitié (et cette perspective de paluches et de lèvres....) mais au point où j'en suis... Et puis, il faut bien voir le résultat du théorème. A nouveau, je frétille d'impatience et dans son placard, ma superbe robe reluit d'attente...

# Online seit Mittwoch, 22. Februar, 2006 um 10:15

Geändert am Mittwoch, 22. Februar, 2006 um 10:33

1er mars 1977

1er mars 1977
J'étais pourtant si jolie ce soir.... Tout aurait dû marcher. Evan avait revêtu son plus beau costume, moi ma robe bustier dorée. J'avais lâché mes cheveux et mis un certain médaillon en diamants noirs. Mon cavalier du soir a été tout simplement adorable avec moi: galant, bon danseur, attentionné.... Et au final, je n'ai récolté aucun regard de Severus. Ce bal que je prévoyais depuis des semaines, dont je me faisais une telle joie... je l'ai passé à broyer du noir dans ma belle robe. Depuis, j'ai le moral en dents de scie. Je peux aller tout à fait normalement, mais quand l'humeur devient sombre, je me rend compte que je suis seule. Plus de bras qui m'étreignent. Plus de regard qui m'effleure. Plus de murmure me disant les plus belles atrocités et me mettre la larme à l'oeil. Plus de lui. Autant dire, plus rien.

# Online seit Freitag, 10. März, 2006 um 16:06

Geändert am Dienstag, 26. Juni, 2007 um 09:48

8 mars 1977

8 mars 1977
Il était une fois... rien qu'une fois... une jeune princesse. Elle vivait dans un immense royaume où elle côtoyait son peuple et ses amis.
Etaient considérés comme le vil peuple tous ceux qui n'étaient pas assez futés pour la connaître. Etaient considérés comme ses amis les gens de la même caste qu'elle : une demoiselle impératrice d'or et d'albâtre, régentant ses sujets avec poigne et élégance, un jeune seigneur au pouvoir redoutable, qui régnait aux côtés de la demoiselle impératrice. Ces deux-là étaient craints et respectés, leur royaume s'étendait de jour en jour, au rythme de leur ambition. Il y avait aussi une autre princesse aux cheveux bruns fleurant bon les cerisiers en bourgeons et dont les sourires rendaient le monde multicolore. Il y avait un étrange prince, tellement sombre mais tellement pâle, qui restait cloîtré dans sa tour à préparer toutes sortes de breuvages. Il y avait un intrigant qui avait des cheveux en bataille et un regard noisette-brûlée qu'il soignait assez....
La jeune princesse ne s'accommodait pas de l'étiquette qui seyait à une demoiselle de son rang et passait son temps à jouer au chevalier. Que de batailles elle mena, cachée sous son armure de sarcasme... Elle était railleuse avec ceux qu'elle n'aimait pas et spirituelle avec son cercle privé. Ainsi faisait-elle tourner son petit monde de petite princesse, croyant tout connaître de la vie.
Or un beau jour, elle combattit contre le prince d'ombre et de neige, qui avait décidé pour ce jour de sortir de sa tour. Un homme est toujours plus doué dans les jeux violents, ainsi il fêla l'armure de la princesse. Une fêlure qui grandissait avec les jours, rendant ses sarcasmes creux et qui immobilisait la demoiselle quand il s'approchait trop d'elle. Un jour qu'il était trop près, l'armure s'est fendillée de toutes part et est tombée à terre. Depuis, lui seul pouvait voir la jeune fille sans cette carapace de désinvolture. Avec lui, elle était faible, trop faible.... et elle adorait ça. Avec elle, il était désemparé..... et il n'aima pas ça. Leur règne dura pourtant de longs mois et fut connu de tout le fief.
Mais un jour, il s'était lassé d'elle. Elle ne comprenait pas, il n'avait pas à la laisser, elle était princesse enfin ! Elle frappa, hurla, parla, quémanda, caressa, pensa. Lui, ignora les suppliques et retourna s'enfermer dans sa tour.
Les amis de la princesse firent leur entrée : demoiselle impératrice tenta de parler au prince, de paroles d'or et d'albâtre. La porte de la tour resta close devant elle. L'intrigant aux cheveux en bataille fit semblant de rôder autour de la princesse, en lui coulant ses plus délicieux regards de noisette brûlée. Le prince restait toujours muré en son laboratoire.
Le prince resta toujours muré dans son laboratoire. Elle ne le revit plus jamais. Pas plus qu'elle ne comprit pourquoi. Son cercle d'amis fit de son mieux pour qu'elle recouvre la santé.
Pour leur faire plaisir, elle leur fit des sourires, mima d'être spirituelle et railleuse. Mais son ancienne armure était bien trop abîmée. La princesse doucement se fana. Elle tombait en poussière intérieurement.
Un jour, pas plus beau ou plus triste qu'un autre jour, elle s'effondra doucement et se transforma en cendres. Un froid courant d'air les éparpilla, en mélangeant un peu dans cet immense royaume qui fut le sien, et emportant le reste au pied d'une immense tour de pierre. Une tour dont les pierres étaient tellement sombres, mais tellement pâles....


En fermant les yeux, la mort et l'amour à deux. Il était une fois... ou peut-être plus... Une histoire idiote comme il y en a mille. Ma plume s'est mise à courir sur la page ce soir et je n'ai pu l'arrêter que maintenant. En fermant les yeux, la mort et l'amour, adieu....

# Online seit Freitag, 10. März, 2006 um 16:07

Geändert am Samstag, 11. März, 2006 um 08:18

12 mars 1977

12 mars 1977
Le temps a passé, de l'eau a coulé sous les ponts. J'ai repris un train de vie à peu près normal. Notes excellentes, fierté parentale à prévoir. Il y a quelques temps, une inondation des cachots a submergé les quartiers Serpentards. Ils ont dû emménager chez les Gryffondors. Et zut, ce n'est pas nous qui aurions pu avoir la chance de les héberger ! J'aurais pu passer d'avantage de temps avec mes amis, enfin bon, c'est la vie....
Nous avons un nouveau professeur de DCFM, Miss Lopez. Premier cours : sortilège du Patronus. Depuis le temps que je voulais le tenter !! Chaque fois, j'attendais qu'un enseignant le propose pour l'essayer sous tutelle. Il fallait donc que je m'entraîne pour obtenir un résultat optimal pour le prochain cours (question d'éthique personnelle). Pour cela, le parc en pleine nuit me semblait le lieu le plus approprié. J'ai fait parvenir un message à Lily pour des révisions communes. Je me rends compte maintenant qu'elle a toujours été très à cheval sur le règlement, et pourtant elle n'a pas semblé hésiter à me rejoindre. Qui de nous deux est la plus préfète....
Nous nous sommes immédiatement attelées à la tâche et avons bien mis une ou deux heures... à faire vibrer le bout de notre baguette ! Je peux vous dire que la partie la plus ardue du procédé consiste à trouver les bons souvenirs auxquels se raccrocher. Ma partenaire donnait quelques signes de faiblesse : elle ne savait absolument plus à quoi penser ! Moi, j'avais toujours mon « stock » de secours... une extrémité à laquelle je ne voulais pas recourir, mais mon envie de gagner reste la plus forte. Ce stock, il s'agissait seulement du dossier Severus.
Ca n'a pas été long à refluer en moi : le tango de Pré-au-Lard. Une légère brume grisâtre s'échappait du bout de ma baguette tandis que je revivais de plus en plus ce moment. Lily s'était tue et immobilisée pour ne rien troubler. Un boléo, des bras qui me guidaient en me réchauffant, des lèvres fines et précises qui s'approchaient des miennes. Au moment où nous nous étions embrassés, un immense nuage argenté a jailli de ma baguette et a pris la forme d'une superbe panthère argentée. Elle a fait un tour sur elle-même, rugissant et griffant l'air ambiant. C'était tout simplement sublime : elle éclairait les alentours, je crois même qu'elle réchauffait mon corps, faisant profiter de sa grâce mon amie. Elle s'est finalement évaporée, nous laissant Lily et moi dans l'obscurité et la fraîcheur nocturnes qui reprenaient leurs droits. Lily a enfin pu dire quelque chose, pour me féliciter, mais moi, je n'entendais presque rien : j'étais en larmes. Le souvenir avait été tellement merveilleux, intense... réel ! que le perdre ainsi m'a désespérée. Plus jamais je ne le revivrais. Il n'était plus qu'une pensée dont les détails risquaient grandement de s'effacer.
Quand Lily l'a vue, elle a tenté de me réconforter comme elle pouvait. Avec mon animal de Patronus, j'aurais appris au moins ce soir que la fatalité m'est difficile à admettre...
Vous savez comment est Lily : quand le sujet est sensible, elle en change tout simplement. C'est ce qu'elle a fait en me rappelant, la mine boudeuse, que moi, au moins, j'avais réussi mon sortilège. Belle amie, ne te chagrine pas, moi aussi, je suis là pour toi ! J'ai dégainé mon flûtiau de son étui et j'ai entamé un air de tarentelle endiablé. Ca n'a pas raté, elle s'est mise à danser, un immense sourire aux lèvres.
Une fois que je l'ai jugée suffisamment « prête », je lui ai intimé l'ordre de réessayer. Et cette fois, ca n'a pas raté..... Une superbe biche est apparue. Juste une ou deux minutes, mais tout de même!
Finalement nous sommes parties nous coucher chacune de notre côté, satisfaites de cette soirée si enrichissante. Je continuerai à m'entraîner pour pouvoir reproduire mon Patronus toujours mieux. Cette panthère, je veux la revoir!
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# Online seit Samstag, 25. März, 2006 um 08:18

Geändert am Mittwoch, 27. Juni, 2007 um 14:04

16 mars 1977

16 mars 1977
Ce matin, j'étais tranquillement en train de danser une tarentelle de tous les diables dans les escaliers, suivie de mon flûtiau enchanté, quand mon chemin a croisé celui d'un certain monsieur. Il était chargé comme un âne : cartons, télescopes, livres, et un énorme globe terrestre devant bien faire la circonférence exacte d'un stade de Quidditch. Et le tout vacillait dangereusement. D'un coup de Wingardium, j'y ai remis bon ordre. Et j'ai vu que le porteur n'était pas un quelconque élève ressemblant à un moineau mouillé, mais bien un homme dans la force de l'âge. Sur le coup, j'ai fait taire mon instrument, qui avait continué de jouer, car, vu qu'il était trop bien habillé pour faire partie du personnel de maintenance, à tous les coups, il s'agissait d'un nouveau professeur. Après m'avoir rappelée à l'ordre pour mon comportement un peu trop déluré (j'ai compté, si on tient compte des différences de formulations, ça va faire la 8è fois qu'on me le dit en 2 jours), il m'a lancé d'autorité un carton dans les bras pour que je l'aide, en prétextant insidieusement que ça me ferait un peu d'exercice physique. Histoire de faire connaître à ce « petit nouveau » mon caractère unique (et humble), je lui ai adressé mon plus lumineux sourire et l'ai précédé vers sa destination d'un pas léger. Il ne manquerait plus qu'on me prenne pour une feignasse, non mais ! Il allait en tour d'astronomie. Vu qu'il y a emménagé et établi ses quartiers, il faudra que j'espace mes visites méditatives nocturnes pour contempler les étoiles. En tout cas, il remplace Miss Cheska, et ce n'est pas moi qui l'en dissuaderai. Une fois arrivée, nous avons agréablement devisé. Eh bien sachez que le professeur Daran Lonenlhill est un ancien élève d'ici, même pas exemplaire en plus ! Il semble très cultivé et, comme preuve que c'est un homme bien, il m'a même prêté quelques livres (les 3/4 de son carton en fait... mais alors, c'est vraiment un homme très bien !). Je l'ai laissé pour lui permettre d'emménager, mais j'espère franchement le recroiser plus tard.

# Online seit Samstag, 08. April, 2006 um 07:37

Geändert am Dienstag, 26. Juni, 2007 um 09:48