8 décembre 1976

8 décembre 1976
Cette fois-ci, ma rupture d'avec Serdaigle est officialisée. C'est peut-être à cause d'une broutille, mais moi, je vois cela comme la goutte de filtre faisant déborder la fiole.
Ce matin, toujours sur mon petit nuage de rêve roguien, je m'installe à la table Serdaigle. A mes côtés Kiara Bluestone, qui a l'air d'être assez populaire en cette maison (et dont bien sûr, je ne vois pas trop qui c'est...) et son chevalier servant, Xot Thritdursil, Serpentard. Les tendances galantes de Severus commencent-elles à s'étendre ? Kiara a été très polie, m'a saluée, m'a demandé mon humeur du jour... Enfin de quoi faire un agréable badinage. J'ai beau ne pas porter le sieur Xot dans mon c½ur (il est vraiment trop... étrange... et c'est moi qui dit ca !), je sais me tenir, aussi je lui ai répondu sur le même ton poli et amical. Cependant, de son côté, le jeune Serpentard, pour une raison connue de lui seul, parlait pour ne rien dire, disait des idioties apeurées, prenait peur quand on voulait rire, riait comme on vomit, et surtout, bégayait à tort et à travers de la manière la plus insupportable qui soit. Légèrement agacée par ce brassage d'air, je lui ai soufflé d'énoncer clairement ses idées ou de se taire une bonne fois pour toutes, mais de dire quelque chose de constructif, enfin ! Malheur à moi, que n'avais-je fait ! Notre préfète, Meg Spirit, n'a pas apprécié ma lucidité et a voulu me clouer le bec en me lançant que je la déçevait (quel dommage...) et que je pourrais franchement faire quelques efforts pour le rapprochement des maisons. C'est à moi qu'elle disait cela ! Un peu plus qu'énervée, je lui ai lançé au visage mes liens avec Serpentard. C'est vrai enfin, je venais juste de voir qu'elle était ma préfète en remarquant son insigne, alors que je sais depuis des années que ceux de Serpentards sont Lucius et Dragonia, qu'ils font partie de leur équipe de Quidditch, je savais avec qui sortait chacun d'eux, et j'estimais connaître personnellement un peu plus de Serpentards qu'elle. Alors qu'on ne vienne pas me dire que je ne fais rien pour le rapprochement des maisons ! De mauvaise foi, elle m'a sifflé que je n'avais cas les rejoindre. Devant tant de mauvaise foi, je me suis levée de table.
Bien sûr, elles ne peuvent pas savoir que récemment, j'ai effectivement fait une demande au professeur Shark pour être mutée dans sa maison. Il a du la refuser car s'il avait fait une exception pour moi, d'autres élèves se seraient manifesté. C'es bien normal après tout. J'ai préferé taire ceci à mon entourage.
Cette dispute, si bénigne soit-elle, m'a mise en rage. Je n'ai vraiment rien à voir avec les Serdaigles. Ils sont puérils, niais, se prennent pour l'intelligence du monde en se référant aveuglément aux valeurs de leurs maisons. Mais ils continuent de braire à qui veut l'entendre qu'il ne faut pas s'arrêter aux idées préconçues sur ces maisons, histoire de faire bon genre.
Bien sûr que je m'emporte, mais qu'avaient besoin ces filles de m'agresser de la sorte pour un avorton incapable d'aligner deux mots ! En tournant les talons, je les ai entendues le consoler « Oublie-ça Xot », « Elle n'avait pas le droit de dire ça ! »... Et pia, pia, pia... Pauvre petit chou qui ne saura parler qu'à 30 ans. A la limite, le monde serait épargné de bien des âneries, dans ce cas-là...
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# Online seit Montag, 13. Februar, 2006 um 09:03

11 décembre 1976

11 décembre 1976
Cet après-midi, tout aurait pu être tellement délicieux... En effet, je devais voir mon Sev... enfin, Severus. Rendez-vous au Parc de l'Ecole, au milieu des arbres enneigés. Comme de bien entendu, j'étais sur le point d'arriver en retard. Tout en courant et nattant mes cheveux, j'ai croisé Potter. Il avait envie de parler. Etrangement, ce genre de petites bricoles tombe plus souvent que de raison sur moi. Les appels du c½ur aidant, je l'ai envoyé paître en vitesse avant de filer au lieu convenu.
Mon Serpentard n'a pas tardé à faire son entrée. Nous avons passé un délicieux moment à discutailler de choses et d'autres, sans nous lâcher des yeux, en nous faisant des sourires bébêtes... Bon j'avoue, nous avons énormément roucoulé. Il m'a proposé de passer une nouvelle soirée ensemble, je lui ai demandé d'être sa cavalière au bal de Noël, à Pré-au-Lard (ce qui était convenu d'avance, d'ailleurs).
Mais soudain, j'ai cru entendre un petit quelque chose de pas naturel non loin derrière nous. Severus aussi avait dressé l'oreille. Un arbre... qui faisait des nuages de buée ?? J'ai délogé l'être d'un sort d'expulsion bien senti.... POTTER !!! Cette sale petite fiente de goule m'avait suivi et espionné. A tous les coups, pour voir la raison de mon empressement... Il ne s'est pas rattrapé à temps et a chuté assez douloureusement sur le dos.
A ce stade, j'étais dans une colère inimaginable, ce qui peut me pousser au pire. Wingardium Leviosa, et il s'est élevé à une dizaine de mètres. Je l'ai un peu (un peu beaucoup en fait) cogné contre un arbre et, rompant subitement le sort, l'ai laissé s'écraser comme un ver au sol. Espérons que la neige n'ait pas trop amorti.... Vos chastes yeux sont effrayés ? Indignés ? Mais je n'en avais pas fini.... Un coup de sort insectisant, vous savez, ce qui fait pousser des antennes sur le crâne et fait ramper au sol. Un sortilège du cafard, qui je le rappelle, fait apparaître sur le front du délateur d'un secret le mot cafard en pustules mauves. Légèrement calmée, je m'en suis retournée vers Severus sans autre forme de procès, en laissant à terre l'ennemi abattu.
Severus... qui ne m'avait pas lâchée des yeux pendant tout mon défoulement. Il avait ce genre de regard ombrageux que j'adore : une prunelle admirative, l'autre émue, un éclat de désir. Il m'a embrassé fiévreusement en me murmurant que j'étais parfaite.
Je crois que c'est la première fois pour moi que je faisais tant de mal. Mais la colère m'avait emportée et je ne regrette rien. Et puis, si Severus me trouve parfaite, de quoi se plaint-on !
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# Online seit Montag, 13. Februar, 2006 um 13:01

Geändert am Mittwoch, 27. Juni, 2007 um 14:04

20 décembre 1976

20 décembre 1976
Hmmmm délicieuse soirée... Evidemment, je l'ai passée avec Severus. Cette fois, c'était lui qui avait tout préparé.
J'étais arrivée encore en rogne, au souvenir de cette fichue dispute avec ces 2 Serdaigles, et de Potter qui nous avait épié. Je suis restée figée sur place en entrant en salle sur demande : une immense et scintillante caverne de glace, mon homme m'y attendant au bout. C'était tout simplement grandiose ! Blanc, au reflets bleutés, des sculptures semblant de cristal un peu partout, au fond, une grande cheminée où brûlait un superbe feu et devant, une grande peau d'ours au sol. Le tout, à une température très agréable.
Nous nous sommes installés sur la peau et avons entamé un petit pique-nique de tout ce qu'il avait pu chiper aux cuisines. Aliments de toutes sortes et un vin ma foi, pas mauvais. Cette peau était tellement douce, ce vin tellement bon, son regard tellement appétissant... De fil en aiguille, la fourrure nous a servi d'avantage de couche que de tapis.
Après coup, nous étions détendus, l'un contre l'autre, je ronronnais, lui me caressait distraitement le bras. Distraitement... car il avait néanmoins une mine soucieuse. Le questionnement n'est pas dans mes habitudes, je tentais de le rassurer comme je pouvais : je voulais le rendre heureux comme il ne l'avait jamais été. Et là, il m'a fait ce qui me semblait être le plus beau compliment, surtout venant de lui. En fermant les yeux, je vous le réciterais par c½ur : « Continues d'être telle que tu es : violente ! Passionnée ! Terrible duettiste ! Fracasse la tête de Potter, régulièrement ! Sors tes griffes contre tout ce qui te déplait ! Sois mauvaise et piquante ! Rugis contre le monde et ronronne avec moi ! Et là, je crois que nous approcherons du bonheur. » Je ronronnais à plein régime, mais je vous jure qu'il avait l'air soucieux.
Je suis restée tranquille contre son buste cinq minutes. Dix. Puis, je lui demandais tout de même ce qui le turlupinait. Et là, renversement de situation. Il s'est levé d'un bond. C'est moi qui étais la cause de ses soucis. Comme quoi je prenais trop de place dans sa vie, je le rendais faible, il ne savait pas comment se défendre contre moi. J'avais le choix entre rester à écouter ses invectives, nue et idiote sur la fourrure pendant qu'il faisait les 100 pas devant moi en me chargeant. Ou alors moi aussi, lui vider mon sac. Je me suis gênée !
Me redressant (et oubliant malencontreusement de me couvrir), je lui déballais sur le même ton mes quatre vérités : c'était toujours à sa fantaisie, jamais la mienne. Moi qui faisais tout mon possible pour faire son bonheur pendant qu'il allait butiner chez de quelconques Cheska ou se tâtait pour savoir s'il était bien avec moi. J'en avais marre d'être soumise à ses caprices. Je ne le comprenais pas ? Soit, je ne lui imposerais plus mon incompréhensive présence plus longtemps.
Je me suis rapidement rhabillée et me suis dirigée vers la sortie. Réaction digne, n'est-ce pas ? Mais le passage s'est bouché devant mes yeux. Bien sûr, c'était si facile pour lui de me garder à sa solde. Entre temps, il s'était tout de même enveloppé dans la peau d'ours. Toujours en l'invectivant et en le rejoignant, je continuais ma harangue. Pour la clore en l'attrapant par sa pelure et le serrant contre moi. Je sais, guère convaincant... Mais cette peau me faisait trop envie. Elle sentait le cuir, l'animal et sa peau chaude. J'en avais marre de ses travers et manies constants ? Oui... mais j'en redemandais. Avant de choir tous les deux dans cette fourrure pour de nouveaux plaisirs charnels, j'ai pu entendre sa voix sombre qui me murmurait : « Si tu étais soumise et silencieuse, c'est vrai que ce serait plus simple ... je te quitterai immédiatement. Mais là, tu me tiens à un point que tu n'imagines pas... »
Inutile de vous narrer la suite, vous l'aurez assez bien comprise. Toutefois, notre « après », tout en étant aussi calme et détendu que les autres, était plus songeur. Rien n'avait été vraiment dit ou fait, à part ce que nous apprécions le plus. Continuer notre couple de cette manière se révèlerait usant, à la longue. Mais nous séparer n'était pas envisageable. Mais bon, ce ne sont là que réflexions philosophiques. Nous étions réconciliés et nous sommes quittés sur un dernier baiser pour rejoindre nos dortoirs respectifs, avant de nous endormir l'un contre l'autre....
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# Online seit Dienstag, 14. Februar, 2006 um 07:13

26 décembre 1976

26 décembre 1976
Je suis présentement à Pré-au-Lard. Eh oui, nous sommes en vacances et hier soir a eu lieu le bal de Noël sur la place du village. Par je ne sais quel miracle approprié à la date, j'ai réussi à y traîner Severus.
J'étais légèrement en avance, mais fière de montrer à tous ma robe : blanche, tombant élégamment et laissant mes épaules libres. Severus est arrivé peu après moi... pareil à lui-même. Et tant pis pour les mentalités futiles, pour moi, il était le plus beau de la soirée. Et il était avec moi... Ma robe semblait lui plaire beaucoup. Bref, la soirée s'annonçait festive et superbe. Nous avons échangé nos cadeaux.
Je lui ai offert le sien : une longue, lourde et magnifique cape noire en cuir de Sombral, retenue par une attache en émeraude sertie d'or. Le tout accompagné d'un portrait de lui à la plume dont je n'étais pas peu fière.... et pour parachever le tout, un quatrain, histoire qu'il sache que ça vienne bien de moi...
De son côté, lui aussi avait pensé à moi. Le tout premier cadeau qu'il m'ait offert. Un splendide médaillon : un c½ur en diamant noir, dont la chaîne était agrémentée de quelques perles. Une merveille.
Toutefois, je voyais que Severus n'était pas vraiment à son aise. Il est vrai qu'autour de nous, il y avait foule, tout le monde riait à grands éclats, parlait trop fort, dansait trop mal et violemment etc... Nous nous sommes déplacés dans la forêt voisine pour avoir un peu d'intimité. Et là, jusqu'à une heure avancée, nous avons.... dansé la valse (évidemment, dès que je parle d'intimité, voila que les mauvais esprits arrivent à toute allure...). Virevoltant, tournoyant et valsant jusqu'au bout de la nuit, j'ai adoré cette soirée en sa compagnie. J'ose espérer qu'il en a été de même pour lui... Joyeux Noël mon Severus...
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# Online seit Mittwoch, 15. Februar, 2006 um 09:49

29 janvier 1977

29 janvier 1977
Ca sent la très très mauvaise situation pour moi... Ce soir, j'étais montée en tour d'astronomie. J'y ai trouvé mon Severus en compagnie d'un camarade inconnu de mes services. Les présentations furent faites : Kris Hawke, Serpentard également. J'avais comme une vague impression que si mon ami n'avait pas été là, il se serait montré plus que liant à mon égard. Enfin, Severus m'avait enlacée, j'étais contre lui, il a vite compris.
La soirée se déroulait agréablement, quand cette petite horreur de Vepees est apparu. Voyons, Vepees, le même qui m'avait promis de tout déballer à qui de droit quand je discutais avec Sirius Black. Et zut, voila qui promettait un lassant quart d'heure. Le fantôme, affectant un air peiné, a en effet rapporté ma discussion avec le Maraudeur. Je regardais autre part, en attendant que ça passe. Severus n'allait pas prendre une pareille broutille au tragique non plus. Mais quand je l'ai nettement senti s'éloigner de moi et à entendre le ton sur lequel il a répondu à l'ectoplasme... Bref, j'avais tout faux : il prenait ça au tragique, et même pire. Il a tourné les talons dignement en compagnie du sieur Kris qui avait tout entendu. Je ne les ai pas suivi, mal m'en aurais pris, vu les yeux qu'il avait. J'ai regardé un instant le paysage, Vepees et son acolyte Peeves venant d'arriver et tournoyant tous deux autour de moi. Le c½ur n'y était plus, ces fantômes me donnaient la migraine avec leur voix de craie sur tableau noir. J'ai tourné les talons, me rendant progressivement compte que j'étais dans la me...lasse jusqu'aux oreilles.
Peu après, j'avais réussi à rattraper Severus dans les escaliers. Je dis réussi car j'avais beau corner son nom dans tout le château depuis une bonne demi-heure, il m'ignorait délibérément. Les garçons sont-ils idiots... Je lui ai expliqué ce qui s'est passé en tentant de dissiper le malentendu. Peine perdue, il a fait la sourde oreille... et m'a déclaré tout bonnement que tout était fini entre nous. J'aurais eu beau lui agrafer ce journal sous le nez qu'il ne m'aurait pas écouté. Tout est fini ? Ben voyons, toujours aussi simpliste. Tout est fini... on va voir ca, c'est sans compter sur moi... Tout est fini... non..... je ne veux pas.... oh non... mais qu'est-ce que j'ai fait !!!!!
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# Online seit Freitag, 17. Februar, 2006 um 11:04

Geändert am Freitag, 17. Februar, 2006 um 11:50