Ca avait débuté en cours de métamorphose. Nous devions énoncer des exemples, et Severus l'omniscient m'a glissé une petite vacherie, déguisée en intervention banale pour le cours. Toujours prompte à me défendre, j'ai réalisé une petite caricature de lui guère ragoûtante, hélas interceptée par le professeur Mac Gonagall. J'ai du lire mon petit message à la classe entière et m'alléger de 15 points. La seule perspective de me venger de cette humiliation me mettait du baume au c½ur, et Morgiane sait que j'en avais besoin !
Un peu plus tard, j'ai croisé « par le plus grand des hasards » mon tortionnaire favori. Après un léger badinage destiné à endormir sa vigilance (ce qui n'a pas marché d'ailleurs... il est rusé, l'animal !) je l'ai plaqué contre un arbre pour lui cracher mon venin. Sauf que j'ignorais qu'en plus d'être rusé, il sait se défendre ! Après s'être dégagé et m'avoir tancé pour mon obstination puérile (mais qu'est-ce qui n'est pas puéril chez moi, Severus très cher ?), il m'a menacé si jamais je faisais encore ma mauvais tête avec lui. Mais ais-je jamais été réceptive aux menaces ? Je lui ai répondu d'un coup de griffes leste, sanglant et efficace. Là, il a perdu tout contrôle, mais sans même lever la main sur moi, il m'a hurlé au visage qu'il ne voulait plus jamais revoir une folle comme moi, et que je n'avais cas dès lors me considérer comme pleinement célibataire. Fin de l'acte, et de notre ersatz de relation. Le temps que l'information arrive à mon esprit et que je me rende compte des conséquences de mon impétuosité, il avait déjà rebroussé chemin. Hé là mais non... NON !!! Je me suis jetée derrière lui et l'ai enserré par derrière. Ma partie sauvage me hurlait des insultes pour ce comportement si... humain ! Mais je ne voulais pas le laisser partir, je ne pouvais pas !! Je ne sais plus ce que je lui ai bredouillé de ma voix plus aiguë qu'à l'ordinaire. Sûrement tout mon attachement à lui, mais surtout le besoin viscéral que j'avais de son regard, sa voix, sa présence, ses piques, ses baisers.... A dire vrai, je l'avais amoché, avec ce coup de patte trop prompt. Je l'ai embrassé comme jamais je ne l'avais fait. Il ne pouvait pas, il ne pouvait pas !! Avec cette douceur qu'il réserve aux situations explosives, il s'est lentement libéré et est parti après un dernier regard. Nous n'avons pas vraiment « rompu ». En tout cas, pas encore. Il va prendre un peu de temps pour réfléchir. C'est triste à dire, mais je suis réellement suspendue à sa décision sur nous. Je l'attendrai.



